Louis BIANCHERI
Président d'Honneur de l'A.S. Monaco
A.S.M. Conseil d'Administration

Louis BIANCHERI

Louis BIANCHERI
Président d'Honneur de l'A.S. Monaco
A.S.M. Conseil d'Administration

L’amour du Sport a toujours animé Louis BIANCHERI. Depuis juillet dernier, après 45 ans de Présidence, il est nommé Président d’Honneur de l’A.S. Monaco, une grande famille qu’il a vu grandir au fil des ans et à laquelle il est et restera profondément attaché. 

Quels ont été vos premiers pas à l’A.S. Monaco Omnisports ?
J’ai toujours été porté par le sport et ses valeurs. J’ai pratiqué la boxe, le football, le beach volley et l’haltérophilie, pour ne citer que ces disciplines. Mais c’est grâce au Karaté que je suis rentré à l’A.S. Monaco en 1966.

Alors que j’étais Président de la Section Karaté Do, Monsieur BRONFORT qui avait pris la suite de la Présidence de Monsieur ROMAGNAN m’a demandé d’intégrer le Bureau Directeur. J’en ai été le Secrétaire Général, puis j’ai pris la suite de la Présidence de Monsieur BRONFORT en 1978, un peu au pied levé. Un jour, il est arrivé au bureau et m’a demandé de prendre la relève. J’ai tout de suite accepté. J’ai été élu en 1979 après cette brève période d’intérim. 

A cette époque, les locaux de l’A.S.M. étaient situés sur le Quai Albert 1er et comprenaient un bureau où travaillait la Secrétaire Madame Alexiane BREZZO et une petite salle de réunion. Les sections étaient au nombre de 11. Les disciplines s’entraînaient dans des lieux très différents à Monaco. Il y avait aussi un Club House près du port où nous faisions les entraînements de karaté. 

Vous souvenez-vous de vos débuts de Présidence et de votre vision de l’A.S. Monaco Omnisports à l’époque ?
Dès mes débuts au sein de l’A.S.M. aux côtés de mes prédécesseurs Messieurs ROMAGNAN et BRONFORT, j’ai tout de suite senti qu’il y avait un esprit très singulier dans ce Club, mais à cette époque, il n’existait pas encore de sentiment d’appartenance. Les sections étaient dispersées au travers de la Principauté, elles ne partageaient pas un lieu commun. Mon idée a tout de suite été de créer un véritable esprit fédérateur et de regrouper tous ces sports au sein d’une seule et même famille. Lorsque le Stade Louis-II a été créé, les sections sportives avaient désormais un bel écrin à partager. Ce nouveau Stade offrait de grandes possibilités à l’A.S.M., et avec lui, la véritable aventure A.S.M. a pu se poursuivre en écrivant à partir de 1985 les nouvelles pages de son histoire. 

Quels ont été pour vous les principales satisfactions en 45 années de présidence de l’A.S. Monaco Omnisports ?
Je viens de l’évoquer. L’une des plus grandes satisfactions a été le nouveau Stade. Il était attendu par tout le monde. Les sections pouvaient ainsi avoir un lieu commun, bien à elles. C’était une satisfaction énorme car nous avions un formidable outil pour la pratique du sport et pour sa promotion. Le Stade a permis de relancer la dynamique insufflée par les fondateurs de l’A.S.M. qui dès 1924 avait ce précieux souhait de fédérer le sport à Monaco. Après la construction du Stade Louis-II, les nouvelles disciplines sportives qui ont vu le jour en Principauté ont d’ailleurs toutes rejoint l’A.S.M. 

Quels sont vos plus beaux souvenirs à l’A.S. Monaco Omnisports ?
En 45 ans, il y a eu tellement de moments marquants et de beaux souvenirs. Ils ont chacun leur importance, on ne peut pas les quantifier. Il y a une chose qui me poursuivait, j’aurais bien aimé que l’essentiel des sports en Principauté adhèrent à l’A.S.M. C’est pour cela qu’il y a eu une forte adhésion. Comme je l’indiquais, les nouveaux sports créés après la construction du Stade ont tous rejoint l’A.S.M. ce qui prouve la force aussi de notre grande famille. A l’occasion de ce centenaire, j’ai été particulièrement touché qu’en 2024, 24 sections sportives portent nos couleurs. Après la construction du stade, le nombre de sections a ainsi plus que doublé. 

Si vous deviez vous adresser à la nouvelle génération de sportifs de l’A.S. Monaco Omnisports, que souhaiteriez-vous lui dire et lui transmettre ?
Si je m’adressais aujourd’hui aux jeunes, je leur dirais qu’il y a trois choses importantes dont j’ai emprunté pour certaines, les idées à d’autres : « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » ; « Le monde depuis longtemps tourne le dos à l’esprit, et s’est enfoncé dans un matérialisme conquérant et agressif, alors que la seule vérité pour l’individu est de devenir ce que l’on est vraiment en accédant à la sagesse et à la connaissance ». Et je citerais enfin Blaise PASCAL pour terminer « ce qui est juste doit être fort et ce qui est fort doit être juste ». Ces trois idées sont vraiment à garder précieusement en mémoire et je leur dirais que l’essentiel est là. 

Pour ce qui est de cette belle et grande famille A.S.M., je souhaite de tout cœur que l’on préserve cet esprit de l’autonomie dans la collectivité. C’est une première page de nos statuts et c’est fondamental, selon moi, de faire perdurer cette idée pour que l’A.S.M. reste un creuset sportif en Principauté de Monaco, qui fédère, qui réunit, qui soutient aussi les Sections sans leur enlever leur liberté et leur indépendance.